Dans cette section, nous avons tenté de répondre à toutes les questions que vous pouviez vous poser sur la SEP, des causes de la maladie jusqu’aux différents types de SEP en passant par la façon dont on pose un diagnostic. Si vous avez d’autres questions ou préoccupations, nous vous suggérons d’en discuter avec votre médecin ou professionnel de la santé qui aura la possibilité de répondre plus exhaustivement à vos interrogations..
Questions au sujet de la sclérose en plaques
Q : Qu’est-ce que la sclérose en plaques?
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie chroniquedu système nerveux central (SNC) dans lequel on trouve deux parties, le cerveau et la moelle épinière. Le SNCest composé de cellules nerveuses qui sont reliées entre elles par des fibres appelées axones. Les axones sont enveloppés dans une substance protectrice, appelée myéline, qui permet de transporter des messages à haute vitesse. Avec la SEP, les globules blancs attaquentet provoquent une inflammationqui détruit la myéline. Les dommages qu’ils causent entraînent une rupture de communication qui à son tour peut entraîner un grand nombre de différents symptômes, y compris de la faiblesse, de la fatigue et des problèmes de vision.
Q : Quelle est la cause de la SEP?
La cause exacte de la SEP est inconnue. Les médecins pensent que la SEP est une maladie autoimmune. En cas de maladie autoimmune, le corps s’attaque lui-même en pensant attaquer des virus ou des bactéries. Dans la SEP, le corps attaque le système nerveux central (SNC) et la maladie ronge la myéline qui recouvre les fibres nerveuses. Certains médecins croient que l’apparition de la SEP peut être déclenchée par une infection, probablement par un virus. Mais la SEP n’est pas contagieuse.
Q : Qui a la SEP?
On estime jusqu’à 1,2 million le nombre de personnes atteintes de SEP dans le monde entier. Au-delà de deux fois plus de femmes que d’hommes ont la SEP et la maladie frappe toutes les races même si elle est la plus répandue parmi les gens de race blanche, en particulier ceux de descendance nord-européenne. La plupart des gens qui ont la SEP reçoivent leur diagnostic entre 20 et 40 ans.
Q : Comment diagnostique-t-on la SEP?
D’habitude, les premiers indices qui conduisent à un diagnostic de SEP sont les symptômes que vous décrivez à votre médecin en même temps qu’un examen attentif de vos antécédents médicaux. La plupart du temps ces éléments incitent à faire un examen neurologique complet qui comprendra probablement des IRM* de votre système nerveux central (SNC) et d’autres tests. Les IRM sont sans risque, ne causent aucune douleur et peuvent montrer l’emplacement et la taille des lésions qui permettent aux médecins de procéder à une évaluation globale des dommages causés par la SEP.
* La relation précise entre des résultats d’IRMet l’état clinique des patients est inconnue.
Q : Comment les IRM aident-elles à poser un diagnostic et à suivre l’évolution de la SEP?
Les IRM* du cerveau et de la moelle épinière montrent l’emplacement et la taille des lésionsou des zones de tissu nerveux démyélinisé. On peut avoir recours à des IRM pour confirmer un diagnostic de SEP. Elles peuvent également servir à suivre l’évolution de la maladie en permettant à votre médecin de comparer les résultats d’une IRM avec ceux des IRM effectuées précédemment. Le nombre et l’emplacement des lésions qui figurent sur les IRM peuvent correspondre avec les symptômes d’une personne. Une lésion du tronc cérébral peut par exemple provoquer des vertiges; une lésion de la moelle épinière peut entraîner un état de faiblesse. Certaines lésions peuvent être « cliniquement silencieuses » et n’engendrer aucun symptôme. Plus vous avez de lésions, plus les dommages peuvent être importants. Plus les dommages sont importants, plus vous avez des risques de devenir invalide.
* La relation précise entre des résultats d’IRM et l’état clinique des patients est inconnue.
Q : Quels sont les différents types de SEP?
Il existe quatre principaux types de sclérose en plaques :
1. SEP à périodes progressives et rémittentes
- La forme la plus courante de SEP
- Les poussées et les rémissions se produisent au fil du temps et sont entrecoupées de périodes de stabilité.
- La majeure partie des gens (plus de 85 %) atteints de SEP ont d’abord ce type de maladie.
2. SEP progressive secondaire
- Les poussées sont moins fréquentes.
- Les symptômes et l’invalidité continuent à s’aggraver.
3. SEP progressive primaire
- La maladie empire régulièrement dès le début et sans poussées.
4. SEP bénigne
- Légères exacerbations sensorielles peu fréquentes avec récupération complète
- Cette forme de SEP ne s’aggrave pas avec le temps et n’entraîne aucune invalidité permanente ni d’évolution de la maladie.
Q : Qu’est-ce que la SEP à périodes progressives et rémittentes?
La SEP à périodes progressives et rémittentes (ou à exacerbation-rémission) est la forme la plus fréquente de la maladie et se caractérise par des pousséesimprévisibles suivies par des rémissions(rétablissement) en général complètes. Pendant les poussées, les symptômes déjà présents s’aggravent et de nouveaux symptômes peuvent apparaître. Cela peut durer de quelques jours à quelques semaines, puis il y a une rémission partielle ou totale. L’évolution jusqu’à une invalidité permanente n’est pas courante.
Q : Quels sont les symptômes liés à la SEP?
Les symptômes de la SEP varient d’une personne à l’autre et vous pouvez avoir des symptômes à tout moment. La fatigue est l’un des sujets de plainte les plus fréquents des personnes atteintes de SEP. Parmi les autres symptômes courants, on trouve la névrite optique et d’autres problèmes de vision, des picotements/de l’engourdissement, de la faiblesse, des vertiges/pertes d’équilibre, des pertes de mémoire/de la dépression, une dysfonction sexuelle, de la douleur, une démarche spasmodique, des problèmes de contrôle de la vessie et des intestins.
Q : Comment la SEP évolue-t-elle?
L’évolution de la SEP est difficile à prévoir. La plupart des personnes atteintes de SEP traversent des périodes aléatoires de poussées appelées « rechutes » ou « exacerbations ». Une rechute ou une exacerbationdésigne toute aggravation d’anciens symptômes ou apparition de nouveaux symptômes qui dure moins de 24 heures et qui survient au moins un mois après les symptômes précédents. Les poussées se déclenchent sans avertissement et la plupart des gens se rétablissent complètement entre chaque poussée. Mais la récupération peut prendre plus de temps et à mesure que la maladie progresse il est possible qu’on observe une aggravation graduelle de l’invalidité.
Q : Peut-on guérir la SEP?
Il n’existe actuellement aucun moyen de guérir la SEP, mais il y a des traitements, appelés traitements de fonds, qui changent l’évolution de la maladie. Serono déploie des efforts pour apporter de l’espoir aux gens atteints de sclérose en plaques et mène de nombreuses recherches pour trouver de nouveaux traitements encore plus efficaces et, grâce à la biotechnologie, pour donner plus d’espoir aux personnes qui souffrent à cause de cette maladie.
Q : La SEP est-elle héréditaire? Mes enfants auront-ils la SEP?
Bien que la SEP elle-même ne soit pas héréditaire, les risques pour qu’une personne ait cette maladie comportent un aspect génétique. Des études effectuées sur de vrais jumeaux ont montré qu’une personne a 33 % de risque de développer la SEP si son jumeau l’a déjà. Cela suggère que même si une personne a un terrain génétiquement favorable à la SEP, les deux tiers des risques de développer la maladie reposent sur des facteurs environnementaux ou sur d’autres facteurs. De plus, dans la mesure où chaque personne hérite de la moitié des gènes de chacun de ses parents, il est peu probable que les deux parents puissent avoir des gènes prédisposant à la SEP et qu’ils les transmettent à leurs enfants.